Créer son CFA d’entreprise : remise du guide méthodologique à la ministre du Travail

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Le cadre normatif posé par la loi du 5 septembre 2018 accorde aux entreprises la possibilité de créer leur propre CFA interne. En intégrant les CFA parmi les prestataires d’actions concourant au développement des compétences, au même titre que les organismes de formation, la Loi « Avenir Pro » permet en effet à toute entité de dis­penser une formation en apprentissage, moyennant certaines formalités.

L’opportunité est alors pour les entreprises de se doter d’un levier supplémentaire pour former et recruter des jeunes parfaitement adaptés à leurs métiers et à leur culture.

Depuis plus d’un an, nous avons ainsi accompagné une dizaine de groupes français dans l’appropriation de ce nouveau cadre et la création de leur CFA d’entreprise, au travers de la Fondation Innovations Pour les Apprentissages (FIPA*), en interactions avec la DGEFP, et en consortium avec le cabinet Orcom. L’accompagnement a combiné l’ensemble des dimensions à prendre en compte : projet stratégique ; choix juridiques ; modèle économique ; organisation de la structure ; projet RH en lien avec l’entreprise ; projet pédagogique.

Ce travail a donné lieu à la co-rédaction du guide méthodologique « Créer son CFA d’entreprise », remis le 2 juillet à la ministre du travail, Muriel Pénicaud, en présence de Jean-Bernard Levy, Président de la FIPA. Ce guide propose les contenus suivants :

  • Une grille d’analyse pour calculer l’opportunité et la maturité du projet,
  • La  méthodologie pratique pour créer son CFA d’entreprise
  • L’ensemble des composantes à prendre en compte, à travers notamment une série d’annexes : modèle économique, contraintes organisationnelles, projets de certification, etc.

Retrouvez ce guide sur : https://www.fondation-fipa.net/

Pour aller plus loin les nombreux bouleversements dans le champ de l’apprentissage depuis la Loi n°2018-771 du 5 septembre 2018 :

  • Intégration, pour partie, de l’apprentissage dans un champ renouvelé de la formation professionnelle, créant aux CFA autant de contraintes que d’opportunités : nouvelle définition des actions de formation par apprentissage ; redéfinition des missions et des obligations des CFA ; application aux CFA du nouveau référentiel national qualité (RNQ) ; refonte des certifications professionnelles ; évolution du contrat d’apprentissage…
  • Changement de paradigme du financement de l’apprentissage, avec un pilotage national assuré par les branches professionnelles, obligeant les CFA à basculer d’un modèle subventionné et régional à un modèle économiquement viable et national : financement des contrats d’apprentissage sur la base d’un niveau de prise en charge annuel (« coût contrat »), défini par la branche professionnelle dont relève l’entreprise employeur de l’apprenti et suivant le principe « un apprenti = un contrat = un financement » ; nouveaux financeurs (OPCO) eux-mêmes en ré-organisation tant de leur structure que de leurs interventions et missions ; financements additionnels mobilisables, devant être déclenchés par les CFA ; contrôle et équilibrage du système de financement de l’apprentissage par la nouvelle entité publique France Compétences.
  • Promotion gouvernementale et institutionnelle de l’apprentissage, au travers d’un certain nombre de mesures incitatives et simplificatrices permettant de favoriser les investissements de l’écosystème dans l’apprentissage et d’augmenter qualitativement et quantitativement l’offre : suppression de l’autorisation régionale administrative d’ouverture et de développement des CFA ; actions de communication nationales et institutionnelles ; mesures financières incitatives pour les entreprises dans la création de CFA d’entreprises ; refonte des aides financières pour les entreprises au travers de la création de l’aide unique ; plan de relance de l’apprentissage depuis peu…

Dépêche AEF n°630962« La Fipa publie un guide pour « créer son CFA d’entreprise »

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